Entretien avec Florian Martin

Bonjour Florian, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Bonjour à tous ! Auvergnat d’origine, je vis toujours au pays des volcans et des grands espaces. J’aime tout ce qui se rapporte à l’imaginaire, quel que soit le support. Romans, comics, séries, films, jeux vidéo, tant qu’il y a une histoire à la clé, je suis preneur. Je suis un grand fan de pop culture : The Legend of Zelda, Doctor Who, Star War, Indiana Jones et DC Comics font partie de mes univers favoris, tous médias confondus.
Côté littérature, la fantasy a ma prédilection et je suis un grand amateur des récits de Brandon Sanderson, Andrzej Sapkowski, Franck Herbert, Philip K. Dick, H.P. Lovecraft ou encore Robert E. Howard.
Comment vous est venu le goût de la lecture et de l’écriture ?
Le goût de la lecture m’est venu tout petit, avec le premier roman adulte offert par ma grand-mère, Jurassic Park. Durant l’adolescence, Dune et les romans Star Wars m’ont donné le goût de la SF, et les Livres dont vous êtes le héros celui de la fantasy.
Pour l’écriture, c’est plus complexe. J’ai toujours aimé créer des histoires et des mondes, mais il a fallu attendre le lycée pour que l’envie d’écrire des nouvelles se fasse sentir, avant de dériver vers des romans complets.
Y a-t-il une œuvre en particulier qui vous a marqué ?
Comme cité plus haut, Jurassic Park est sans doute l’œuvre qui a eu le plus d’influence sur moi. J’ai vu le film à l’âge 7 ans au cinéma, et j’ai enchaîné avec le roman de Michael Crichton vers l’âge de 8 ans. Je n’ai eu de cesse depuis de trouver des œuvres du même genre, ce qui m’a conduit à créer la mienne.
Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de devenir écrivain ?
Je n’ai jamais vraiment ressenti l’envie de devenir écrivain, je me trouvais trop fainéant pour arriver à mener un roman à terme, mais les choses se sont imposées d’elles-mêmes.
Pour ses 30 ans, une amie a demandé des cadeaux faits maison. N’étant pas très manuel, ma seule idée a été de créer un recueil pour les nouvelles que j’avais écrites au fil des années. Mais pour que le livre soit assez consistant, il me manquait un dernier récit. Cette amie étant fan de dinosaures, j’ai voulu coucher sur papier cette idée qui me trottait dans la tête depuis mes 7 ans. Un monde où l’Homme et le dinosaure cohabiteraient. Terraperia était né et la nouvelle s’est transformée en un premier roman.
Quelles ont été vos inspirations et vos motivations pour l’écriture de Léa’narda Niki et le Sceptre de Sang ?
Mon premier roman Terraperia se déroulait à une époque contemporaine, mais je voulais un monde avec une vraie consistance et une Histoire. Par ailleurs, ces univers de fantasy figés à l’époque médiévale, que ce soit 10 000 ans dans le passé ou 10 000 ans dans le futur, m'ont toujours quelque peu dérangé. L’idée de la Révolution mécanique est née à ce moment-là et Léa’narda Niki, la fameuse xénobiologiste et aventurière, avec elle.
J’ai aussi été inspiré par la toute première «dinomania» des années 1850 qui s’était emparée de l’Angleterre victorienne à la suite de la première Exposition universelle. Cette période où les premières représentations de ces animaux disparus ont été dévoilées au public et où le terme dinosaure s’est popularisé m’a incité à ancrer mon récit dans une époque similaire, bouclant ainsi la boucle avec la «dinomania» des années 1990 dans laquelle Jurassic Park m’avait plongé étant enfant.
Aviez-vous des messages en particulier que vous souhaitiez faire passer à travers votre roman ?
Je n’avais pas dans l’idée de faire passer des messages lorsque j’ai écrit cette histoire, mais force est de constater que les thèmes qui y sont abordés restent encore et toujours d’actualité. Face à la remise en question des savoirs scientifiques et des droits durement acquis (en particulier ceux des femmes), je pense qu’il faut garder en tête que rien n’est jamais totalement gagné et que les combats du passé peuvent aussi être ceux du présent comme de l’avenir.
Quelles sont vos méthodes d’écriture ?
Je n’ai pas particulièrement de méthodes, j’écris au gré de mes idées, qui parfois prennent une tournure inattendue. J’essaie toutefois de trouver très tôt une fin, pour savoir vers quoi m’orienter et éviter les coïncidences malvenues ou les incohérences avec le point de départ. Et, entre les deux, je laisse l’histoire naviguer selon les envies et les désirs de mes personnages dans un ordre plus ou moins chronologique. Vient ensuite le moment de la relecture pour donner du corps à tout ça et surtout les précieuses bêta-lectures qui me disent si j’ai fait fausse route ou si je suis sur la bonne voie.
Avez-vous d’autres projets en cours aujourd’hui ?
Je suis en train de retravailler mon tout premier roman Terraperia, qui, je le vois aujourd’hui, était très maladroit sur certains points. J’espère qu’à terme il pourra venir étendre cet univers qui me tient à cœur.
Je travaille aussi sur un techno-thriller d’espionnage au féminin inspiré du S.H.I.E.L.D de l’univers Marvel.
Si vous deviez amener un seul livre sur une île déserte, lequel choisiriez-vous ?
Contrairement à ce qu’on pourrait croire en ayant lu le début de cet entretien, je ne vais pas dire Jurassic Park (même si le fait d’être sur une île s’y prêterait plutôt bien), et en plus je vais tricher en choisissant l’intégrale du Sorceleur d’Andrzej Sapkowski. Comme il s’agit d’un coffret en deux tomes, je serais obligé de prendre les deux (ah ah) et à défaut de pouvoir emporter avec moi The Witcher 3 Remastered, ça me permettrait quand même de replonger dans l’épopée de Geralt et Ciri en attendant qu’on vienne me tirer de cette île (mais si elle est infestée de dinosaures, je veux bien y rester encore un peu).